PROLIFÉRATION DES PLANTES INVASIVES SUR LES VOIES NAVIGABLES
Une prolifération qui s’installe durablement
Depuis plusieurs années, les voies navigables intérieures françaises connaissent une prolifération croissante de végétaux aquatiques invasifs. Ce phénomène touche aussi bien les canaux que les ports fluviaux, les bassins à faible courant, les rigoles et certaines zones portuaires fermées. L’augmentation des températures, la stagnation de
l’eau et l’enrichissement en nutriments créent des conditions favorables à un développement végétal rapide et continu.
Malgré des moyens importants déployés par les gestionnaires publics, le problème persiste et tend à s’installer durablement : un enjeu technique, environnemental et financier majeur.
Canaux, ports de plaisance, étangs, lacs, retenues, plans d’eau communaux : partout où l’eau circule peu, les plantes aquatiques invasives s’installent. C’est devenu un problème de gestionnaire d’eau. Et le phénomène ne se stabilise pas. Chaque année, de nouveaux sites basculent. Ce qui gênait hier la navigation gêne aujourd’hui la pêche, la baignade, les prises d’eau. Un plan d’eau propre aujourd’hui peut être colonisé dans trois ans.
Comprendre la menace : le vrai problème, ce sont les plantes enracinées
Contrairement à une idée répandue, la nuisance principale ne provient pas des algues, mais des plantes aquatiques enracinées, dites invasives : myriophylle, élodée, jussie, cornifle. Ces plantes s’ancrent dans une couche de vase meuble et développent un réseau racinaire dense, souvent superficiel mais très étendu, formant rapidement des herbiers compacts qui colonisent toute la colonne d’eau.
Les conséquences observées sur le terrain sont bien documentées : modification de l’oxygénation, gêne pour la navigation, colmatage des ouvrages, risques d’inondations, coûts d’entretien en hausse.
HELICE EN ACTION
DISPERTION DES FRAGMENT
REPRISE DE LA PLANTE

